Potentiel climatique du projet
Dans un pays où le secteur du tourisme représente 7 % du PIB, les déplacements des vacanciers français pèsent pour 24 % des émissions de CO2e françaises liées aux trajets.
La Déclaration Européenne sur l’Utilisation du Vélo reconnaît, premièrement, le potentiel du vélo pour se conformer à la loi européenne sur le climat, et réaliser l’objectif européen de neutralité climatique d’ici 2050. Elle précise également que le vélo est un vecteur clé du tourisme durable, et apporte des bénéfices concrets à l’économie locale, en particulier aux PME. Enfin, elle s’engage à créer les conditions favorables au développement d’emplois de qualité et de pôles cyclistes, notamment dans le cyclotourisme.
Plusieurs constats
1. Le manque d’hébergement à la nuitée pour les cyclistes itinérants
2. La sous-utilisation de certains itinéraires déjà en place, en raison de ce problème, notamment dans des régions rurales sinistrées
3. L’impossibilité pour l’hébergement marchand en dur de répondre à cette demande, en raison d’un équilibre économique délicat (saisonnalité)
4. L’opportunité économique à inventer une économie régénérative dans le tourisme
Parties prenantes
Nous proposons de répondre à ces besoins en construisant une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), qui recouperait les intérêts de plusieurs parties prenantes :
1. Les amateurs de randonnée à vélo, pour un meilleur maillage du territoire
2. Les partenaires de tourisme local, pour réaliser le potentiel local (SPL muséales et de tourisme, Offices de Tourisme, entreprises)
3.1. Les sponsors privés, avec une plateforme de communication autour d’un projet ambitieux et régénératif
3.2. Les sponsors publics, de niveau européen et national
3.3. Les sponsors en nature, par la mise à disposition de foncier à titre gracieux (EPIC, collectivités locales)
4. Les collectivités régionales, locales et les EPCI, pour la dynamisation économique des territoires
Contre l’involution, l’économie régénérative
Le projet suit la logique de l’économie régénérative. Le principe est de faire en sorte que les charges d’exploitation du projet, soient au maximum revalorisés, sous forme de produits d’exploitations pour les entreprises locales.
Bibliographie
Source : Enquête de Mobilité des Personnes, Ministère du Développement Durable, 2019. Le chiffre représente les émissions CO2e incluant les amont et traînées. https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/resultats-detailles-de-lenquete-mobilite-des-personnes-de-2019
Déclaration Européenne sur l’utilisation du vélo, Union Européenne, 3 avril 2024. ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/2377/oj
Ibid, Préambule (2)
Ibid, Préambule (10)
Réseau Vélo et Marche (ex- Vélo et Territoires), Stratégie Nationale 2024, p. 50
« Les touristes à vélo […] plus particulièrement en itinérance, se retrouvent régulièrement confrontés à la problématique du manque d’hébergement à la nuitée. Trois typologies de secteurs ont été identifiées […] :
Les zones urbaines, où l’offre d’hébergement existe mais n’est pas toujours adaptée aux besoins des touristes à vélo […]
Les zones rurales, où l’offre d’hébergement est plus rare et certaines zones blanches viennent limiter la continuité de l’offre de séjour ;
Les zones touristiques subissant des pics de fréquentation, […]
« L’hébergement marchand en dur ne pourra pas systématiquement répondre [à ce besoin] en raison de la saisonnalité du tourisme à vélo et de la nécessité d’un équilibre économique à trouver. Des solutions alternatives, marchandes ou non, devront être envisagées (hôtellerie de plein air, camping à la ferme, bivouac, logement chez l’habitant, offre collaborative, etc.) posant un enjeu fort de réglementation.”
France Vélo Tourisme, Etude de fréquentation et de retombées économiques, 2023